Sauver Ibiza

Nous revenons de vacances dans les Baléares, que nous avons prises en septembre/octobre plutôt que juillet/août car 1) il y a moins de monde et c’est beaucoup moins cher 2) Gaëlle devait se rendre à Mallorque pour raison professionnelle de toute façon. L’occasion de grimper, bien manger, se baigner, lire… et de constater à nouveau l’impasse du développement d’Ibiza.

Cette île a vu passer au fil des siècles la plupart des civilisations du pourtour méditerranéen, et ses habitants avaient développé un mode de vie qui, bien que très rustique, était un cas d’école de vie pérenne en quasi autarcie avec des ressources très limitées. Le développement économique, essentiellement à travers le tourisme, est tout l’opposé : confortable et cliquant, et l’exemple même du développement non-durable.

  1. Eau gaspillée, avec piscines et toilettes à eau partout, sur une île où l’eau douce est extrêmement rare
    Alors que la construction traditionnelle valorisait au maximum la pluie, avec des toitures plates alimentant des citernes. Et que des systèmes de toilettes secs ou sous vides permettent de valoriser les déjections pour produire compost ou biogaz sans gaspiller d’eau. A mettre en relation avec le fait que dans les restaurants on vous sert de l’eau en bouteilles importée plutôt que de l’eau de robinet : « la seule chose qu’on ne fait pas avec l’eau potable, c’est la boire »
  2. Système de transport organisé essentiellement autour de la voiture thermique
    … roulant au carburant importé évidemment. Le trajet le plus long que j’ai calculé sur l’île fait 53 km, donc 106 km aller-retour, largement à la portée d’une voiture électrique. D’ailleurs il est probable que si les routes étaient adaptées, une bonne partie des habitants de l’île pourraient aller au travail en vélo, fut-il à assistance. De plus les potentiels solaires et éoliens de l’île permettrait probablement de couvrir les besoins énergétiques de l’île si une politique d’économie d’énergie était mise en place (super sujet de stage à proposer là !)
  3. Constructions énergivores en matériaux les plus polluants possibles
    La construction traditionnelle permettait des bâtiment d’un bon niveau de confort avec très peu de pollution et des matériaux locaux. Aujourd’hui les grands ensembles hôteliers de l’île sont couverts de climatiseurs pour évacuer la chaleur due à une architecture et des équipements inadaptés. Ils sont de toute façon faits en matériaux polluants et importés sur l’île…

Alors tout n’est pas complètement noir non plus :

  • on voit d’avantage de vélos sur l’île qu’il y a dix ans, que ce soit sur la route ou les chemins,
  • des installations solaires photovoltaïques commencent à apparaître,
  • nous avons pu croiser quelques bâtiments récents faisant preuve d’une belle construction bioclimatique, à défaut d’être construits en matériaux écologiques,
  • des systèmes de tri des déchets sont à présent installés

J’espère pouvoir constater dans 20 ans qu’Ibiza sera connue comme une destination d’écotourisme de qualité, dans laquelle on se rendra pour faire la fête, mais aussi profiter des créations culturelles, faire du sport et simplement profiter de la nature magnifique de l’île, le tout en bus et à vélo. D’ailleurs le terme d’ « écotourisme » n’a rien a faire ici, il s’agit simplement de tourisme normal : pérenne, respectueux, responsable. C’est plutôt le mode de développement actuel qui devrait être qualifié de d’ « apocalypticotourisme ».

Retour d’expérience : voyager avec un vélo pliable

Pour notre récente escapade à travers la Slovénie, j’ai utilisé mon nouveau vélo, un pliant. En effet j’ai revendu mon ancien vélo du voyage de 2014, mais soyez rassurés, il va bien, il est même en voyage ! Il existe des pages sur internet donnant des indications sur comment voyager avec un vélo pliable, mais celles que j’ai trouvé portaient pour la plupart sur l’usage de vélos Brompton, qui sont assez spécifiques. Je profite donc de cette expérience pour noter les points essentiels, puissent-ils servir à quelqu’un. Je suis évidemment preneur de tout commentaire ou complément d’info par courriel.

 

Modèle et raison du choix

Ce vélo est destiné à un usage principalement urbain et devant surtout ne pas trop encombrer l’appartement, et occasionnellement servir en balade et voyage. Comme beaucoup j’ai envisagé les principales marques du marché : Dahon, Tern, Bompton… avec un gros faible pour les Brompton pour leur grande compacité, et parce que j’ai été séduit lorsque j’ai pu en essayer un. Seul bémol: le prix ! Pour un M6R (c’est à dire guidon relevé, avec six vitesses et un porte-bagages), il faut compter 1500 €. Que je n’avais pas. J’ai finalement trouvé chaussure à mon budget : un Lombardo Capri 40. Lombardo est une marque italienne que je ne connaissais pas, ce modèle est équipé de roues de vingt pouces et d’un moyeu à vitesses intégrées Nexus 7, conçu pour un usage citadin. Il est livré avec des pneus typés tout terrain (sur un vélo pliable ??), sans porte bagage et avec un éclairage indigent. Mais… le prix est très intéressant : 500€, là ou les autres modèles similaires que j’avais pu voir étaient au moins à 700€.

Équipement

  • Modifications apportées au vélo
    • J’ai ajouté au vélo un porte bagages Racktime Fold It (30€ environ) que j’ai fait installer par un professionnel car il nécessitait de l’adapter sur le cadre du vélo
    • changé les pneus d’origine de mauvaise qualité pour des Schwalbe Supreme, plus légers et roulants, avec une bande anti-crevaison
    • fixé un cadenas articulé au cadre : Trelock Trigo FS300
    • fixé un support de sacoche de guidon Ortlieb
    • un compteur de vitesse/distance premier prix
  • Sacoches
    • deux sacoches arrières de 20L chacune. A noter que les sacoches doivent être réglées sur une position assez en arrière pour ne pas toucher avec les pieds
    • une sacoche de guidon Ultimate 6 M Classic
  • Éclairage
    celui d’origine étant à pile et faisant tout juste un halo, j’ai utilisé ma frontale (Tikka RXP+) et un chasuble réfléchissant. J’envisage si mon usage le nécessite de remplacer la roue avant par un modèle à moyeu dynamo, et installer un vrai ensemble d’éclairage avant/arrière
  • Hydratation
    je n’ai pas pu fixer un porte-bouteille au vélo. Il existe des solution pour en fixer à la tige du guidon, mais je n’ai pas réussi à imaginer une solution qui permette de conserver la fonction pliage du vélo

Nous avons répartis le matériel comme suit:

  • Chacun une sacoche « perso » contenant vêtements, matelas, duvet et sac à viande, casque, chasuble, gants…
  • Une sacoche contenant la nourriture, la popote et le matelas de Gaëlle, qui ne rentrait pas avec ses vêtements
  • Une sacoche contenant lecture, réchaud, matériel de toilette, de réparation, house de vélo pour le train, bouteille isotherme
  • Un tube étanche contenant la tente.
  • Le petit matériel courant dans les sacoches de guidon : outil multifonction, appareil photo, téléphone…

Itinéraire

Nous sommes allés d’Udine en Italie à Zagreb en Croatie, en passant par le parc du Triglav et Ljubljana, soit environ 400km. Six jours roulés, deux en visites en Slovénie et deux en visite à Zagreb. Côté météo, la température était presque toujours entre 0 et 10°C, sauf lors du passage de la frontière Italie-Slovénie, ou nous avons roulé quelques kilomètres sur une voie cyclable enneigée. Une seule journée de pluie pendant notre visite de Ljubljana !
L’itinéraire simplifié:

Ce qui ne va pas

Tout d’abord, la plage de développement est trop limitée par rapport à ce qu’on peut attendre sur un vélo de randonnée : besoin d’appuyer méchamment sur les pédales en montée, là ou les autres voyageurs avec leur 3×9 moulinent tranquillement, et limité à 25 voire 30 km/h en plat et descentes, au delà ce sont les jambes qui n’arrivent plus à suivre tellement il faut mouliner vite.

Ensuite, dans mon cas la tige de selle est trop courte, probablement de 3 à 5cm. Vous pouvez vous dire que c’est peu, mais sur des journées ou l’on pédale plus de 4h en forçant franchement, cela fait beaucoup de tours de pédaliers avec les genoux trop pliés ! Du coup dans mon cas mes genoux m’ont lancé dès le deuxième jour. J’ai réussi à limiter le problème en montant la tige 2cm au dessus de la limite indiquée dessus, ce qui n’est pas terrible en termes de durabilité, et en moulinant volontairement plutôt que de forcer. A noter que j’ai cherché avant le départ une tige plus longue, sur internet et dans plusieurs magasins, mais sans succès : une tige de 600mm en diamètre 30.4mm, ça ne court pas les rues !

Ce qui va bien

  • En ville: légèreté, maniabilité… c’est très agréable !
  • Dans les transports en commun : le vélo plié tient dans un compartiment à bagage de train, la protection de chaîne au niveau du pédalier et l’absence de dérailleur font qu’il y a peu de risques de salir les autres bagages.

Conclusion

Après cette petite expérience de voyage en vélo pliable, je pense que c’est une solution intéressante à condition que :

  • l’itinéraire n’inclue pas trop de dénivelés
  • votre chargement soit limité, disons moins de 15kg
  • vous puissiez régler parfaitement le vélo à votre taille

Dans ces conditions vous bénéficiez d’un gros avantage pour prendre les transports en commun ou faire du stop. Sinon un vélo classique en 26 ou 28 pouces reste à mes yeux plus pertinent.

Petit détour par la Slovénie…

Comme vous le savez, le projet de mon frère nous a donné une bonne excuse pour prendre deux semaines de congés et le rejoindre à Udine, ville italienne frontalière de la Slovénie.

Déjà s’est posée la question de « comment le rejoindre ? ». Sachez pour votre gouverne qu’il n’existe pas de train de passagers entre l’Italie et la Slovénie, seulement du frêt. Il faut donc passer par la Suisse et l’Autriche, ce qui augmente considérablement les tarifs. L’idée initiale de rejoindre Cyril à Ljubljana est donc rapidement abandonnée, la seule compagnie de bus effectuant ce trajet depuis la France indiquant sur son site qu’elle refuse les vélos… La solution finale fut donc de se retrouver AVANT la frontière.

Nous avons passé la frontière le surlendemain, après l’avoir longtemps longée vers le Nord pour trouver un passage plus simple dans les Alpes. Oui, pour ceux qui l’ignorent (tout comme moi jusqu’à quelques jours avant de partir), la Slovénie ce n’est pas plat : entre le parc national du Triglav au Nord et les collines au Sud, on trouve tout type de relief excepté le plat. C’est peut-être pour cela que les slovènes sont des fous de sport. Chaque slovène que nous avons rencontré pratique au moins deux ou trois activités parmi le ski, élevé au rang de sport national, le footing du dimanche, le kayak, le hockey…
Nous nous sommes également fait plaisir sur les paysages : le pays est très vert et présente plusieurs climats, du montagnard au méditerranéen, le tout sur une surface plus petite qu’une région de France. Antoine est fan de leur architecture : beaucoup de maisons neuves qui rentrent dans ses critères. On nous expliquera plus tard que les slovènes sont un peu « snob » : ils aiment s’afficher, avoir tout mieux que leur voisin… (dixit un Ljubljianais hein). Sinon en cuisine, on trouve quelques spécialités locales, mais si vous voulez manger comme un slovène : prenez une pizza. En plus à sept euros la pizza de trente-cinq centimètres de diamètre, vous en aurez pour votre argent. La bière, le café, les beignets et les pâtisseries sont beaucoup moins cher qu’en France également : autant dire qu’on s’est fait plaisir !

On a également passé deux jours à Zagreb (Croatie) avant de rentrer. Là, on sent qu’on commence à sortir de l’Europe occidentale : déjà on passe notre première « vraie » frontière avec gardes-frontières et vérification d’identité, ensuite on sort de la zone euro, enfin on a l’impression de faire un bon trente ans en arrière. La Croatie, du moins le peu que l’on en a vu, semble beaucoup moins aisée que la Slovénie. Il faut dire qu’au contraire de sa voisine, elle a subit la guerre des Balkans. J’ai moins apprécié Zagreb que Ljubljana d’un point de vue touristique. Ljubljana est une capitale que je qualifierai de « provinciale », la ville est très jolie mais aussi très calme. Zagreb est une capitale économique en plein boum, 3 fois plus grande, avec son lot d’urbanisme anarchique.

Le voyage du retour s’est fait en bus de Zagreb à Milan. Nous avons eu un grand moment de panique quand le chauffeur nous a annoncé de but en blanc qu’il refusait de prendre nos vélos, au contraire de ce qu’on nous avait dit au guichet. Après négociation, il a finalement accepté mais nous comprendrons plus tard, car il ne parle quasiment pas anglais, que nos vélos allaient salir sa soute à bagages, nous n’avions pas du tout songé à les nettoyer…ils avaient quelques traces de terre sur le cadre. Nous nous sommes fait copieusement enguirlander en Croate pendant la première partie du trajet mais bon, l’essentiel était de pouvoir rentrer !

Bref, vous l’aurez compris, ce fût un beau voyage. Notre première incursion en vélo à l’étranger, notre première demande à un habitant pour dormir dans son jardin (nous avions peur des ours)… Et je pourrais vous parler de la Slovénie pendant des heures : j’aimerais beaucoup y retourner à l’occasion, quand il fera plus chaud car nous avons eu un peu froid la nuit, malgré la douceur de la saison!

Il y a un dieu pour les inconscients

Nous avons rejoint le frère de Gaëlle en train à Udine (Est de l’Italie) sur sa route vers l’Est jusqu’en Russie. Il est parti en vélo de France et veut atteindre le mont Elbrouz. Nous roulons donc depuis deux jours en contournant le parc national du Triglav par le nord, entrés en Slovénie aujourd’hui.

Discussion avec un commerçant aujourd’hui : « Vous avez de la chance, normalement en ce moment il y a énormément de neige… Il y a deux semaines on avait -15°C mais il n’a pas neigé malheureusement! »

La seule neige que nous avons vu date un peu et faisait moins de 10cm sur la piste de ski. Il y a un dieu pour les inconscients…

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Générateur de questionnaire à choix multiples

Il y a un moment j’ai voulu me mettre aux macros LibreOffice / OpenOffice, oui les macros Office ne m’amusent pas assez. Conclusion : n’essayez pas ! Il faut mettre les mains dans le cœur du moteur de LibreOffice jusqu’à l’épaule pour faire le moindre copier-coller. J’espère que ça s’améliorera rapidement pour que cette suite bureautique se diffuse aux utilisateurs nécessitant des macros…

En attendant, comme support d’apprentissage, j’avais réalisé un petit générateur de questionnaire à choix multiple (QCM). Il est disponible ici  : Generateur QCM 0.1 C’est basique, ça se contente de mélanger les réponses et de d’indiquer le nombres de points de la question, sous forme de texte ou dans un tableau, mais toujours dans un fichier ODT. Pensez à : activer les macros à l’ouverture, enregistrer le document dans un dossier de votre utilisateur pour pouvoir l’éditer, et à quitter le mode d’ébauche s’il est activé (barre d’outils « Contrôles de formulaires »).

Si vous êtes enseignant, formateur, que sais-je, enfin si vous réalisez régulièrement des QCM, essayez. Si quelque chose ne va pas ou si vous voulez ajouter une fonction, envoyez moi un message pour le dire, on verra si c’est corrigeable. Évidemment, vous pouvez aussi améliorer cette feuille et m’envoyer votre nouvelle version pour diffusion !

For English speakers:
I made a small multiple choice generator spreadsheet for LibreOffice. Really basic : it takes your questions and answers from a table in Calc and exports them in text or tables in Writer with randomly mixed answers. Really KISS compliant.  Feel free to test, use, improve… and give feedback !
Just think to :

  • Activate macros on opening,
  • Save the document in a folder you own so the document get editable,
  • Exit the form draft mode if it’s activated

    Generateur QCM 0.1 Cheers.