Entre Carcassonne et Toulouse : canal du Midi et collines

Après une journée au cœur de la moyenâgeuse Carcassonne, nous sommes repartis le long du canal du Midi : impressionnant ouvrage hydraulique de 240 km construit au 17e siècle, parsemé d’écluses.

Le chemin de halage est…inconstant : tantôt large et plat, tantôt étroit et plein de racines. Les paysages sont beaux mais les secousses du chemin fatigantes. A midi, une petite averse s’en mêle : on se presse d’arriver à Castelnaudary pour manger un excellent cassoulet dans un restaurant conseillé par un ami. Nous sommes attendus à Auterive ce soir : autant dire que nous ne sommes pas arrivés ! On se concerte, on hésite et puis finalement on décide de couper l’étape en deux : on dormira ce soir en camping (notre premier !) et on n’arrivera que le lendemain.

Le camping est…paumé. Petite erreur (malheureusement courante de notre part) : on a regardé la ville mais pas le lieu exact. Du coup, on gagne 4 km de montées/descentes dans les collines dont on se serait bien passé ! La soirée est agréable (eau à volonté et douche chaude : le luxe !) et nous nous endormons bien vite.

Le lendemain, nous ne regrettons pas notre décision : après 10 km sur la voie verte du canal du Midi (enrobé parfait, mais autoroute à moins de 500m), on coupe par les collines. Et ça monte, et ça descend, et ça remonte… Antoine n’apprécie pas trop. Les paysages sont campagnards : petits villages avec clocher, collines rondes (mais VRAIMENT rondes), patchwork des champs. Les paysages que dessinent les enfants existent donc vraiment ! Et en toile de fond, toujours, les sommets blancs des Pyrénées au-dessus de leurs contreforts noirs sont auréolés d’un léger voile de brume et paraissent irréels.

Nous sommes finalement arrivés hier midi à Toulouse, après une petite étape matinale le long de la Garonne. L’après-midi a été consacrée à un check-up complet de nos montures grâce à un ami technicien vélo, ce qui m’a permis de crever deux fois de suite en testant les réglages. La dure loi des séries…