Bergerie de La Penne : le bilan

Notre première expérience de WWOOFing est terminée depuis quelques jours, nous avons repris la route. Les adieux n’ont pas été évidents : les habitants de la bergerie sont attachants.

Nous serons restés un peu plus de deux semaines chez Domi et JP, dans leur bergerie perdue dans la montagne. Deux semaines à appréhender le métier d’éleveur, ses contraintes, ses difficultés mais aussi ses joies et ses satisfactions.

Les habitants de la ferme : des moutons merinos pour la viande et la laine, des brigasques pour le lait, quelques chèvres, quelques poules, 2 oies, 3 chats, des petits chiens de berger et 3 chiens de protection pour les loups : Clyde le patou, Sultan un estrela et Baloo le berger d’Anatolie.

Notre journée typique :

  • 8h00 : petit déjeuner
  • 8h45 : confection des biberons pour les agneaux, soin (= foin et eau) des animaux. Passage sur le quai de traite pour les brigasques un jour sur deux. Pour le moment elles ne sont pas traites mais cela permet d’habituer les plus jeunes. C’est parfois sportif, heureusement que les brebis ont aussi des cornes/poignées !
  • jusqu’à 17h : pause, repas de midi, petits travaux d’entretien si le temps le permet. (Antoine a fait une super niche pour les chiens !)
  • 17h : rebelote : biberons et soin du soir.
  • 20h : repas du soir, film…

Mon bilan : L’expérience a été très enrichissante. J’ai appris beaucoup de choses sur les moutons, sur le fonctionnement d’un élevage… Domi et JP avaient vraiment à cœur de transmettre leur métier et je ne les remercie encore pour leur accueil chaleureux ! Je travaille sur ma peur des chiens (Clyde, Sultan et Baloo sont impressionnants !). Et je suis maintenant sûre que je préfère faire du maraîchage que de l’élevage ! En effet, les animaux sont bien plus contraignants que les plantes : il faut les nourrir deux fois par jour (en hiver en tout cas : l’été il faut les emmener aux alpages), les surveiller de plus près… Et puis c’est une responsabilité que j’aurais du mal à prendre : voir un mouton mal en point ou un agneau mort me fait bien trop mal au cœur…

Notre départ a été différé d’une journée, en raison d’une importante chute de neige. Antoine a bien essayé de rouler, sans sacoches, dans 30cm de poudreuse. Sans succès. Nous avons donc attendu le lendemain pour nous faire descendre en 4×4 jusqu’à une route déneigée.