Archives de catégorie : Humeur

Avis aux automobilistes…

Quelques notions importantes pour les gens qui ne font pas régulièrement du vélo :

  1. Le vélo a le droit de rouler sur la route, au même titre que les voitures, scooters et autres camions, du moment qu’il respecte le code de la route. Les seules exceptions sont les routes autorisées uniquement pour les voitures (panneau bleu carré représentant une voiture à l’entrée). Et ces routes ne sont pas toujours bien indiquées : il nous est déjà arrivé à deux reprises de se retrouver sur une départementale 2×2 voies, aménagée type « autoroute » sans le vouloir. Nous avons trouvé le panneau « fin de route voiture » en sortant seulement… Pas besoin de klaxonner à tout-va dans ce cas-là : le cycliste se rend bien compte qu’il n’est pas à sa place…mais il faut bien qu’il continue jusqu’à la prochaine sortie. Ce serait encore plus dangereux de faire demi-tour.
  2. Oui il arrive qu’un vélo soit sur la route plutôt que sur la piste cyclable d’à côté, pour moult raisons : il n’a pas trouvé le chemin d’accès, il a eu des mauvaises expériences sur des pistes cyclables pourries: revêtement crevassé, trottoirs tous les 20 mètres, fin de piste au milieu de nulle part… En tous les cas, se reporter au point 1. Plutôt que de klaxonner et de lancer un « et la piste cyclable ?! » tout en sachant que le cycliste n’aura pas le temps de s’expliquer avant qu’on soit loin…

Bref un peu de respect pour les cyclistes qui prennent la peine de respecter le code de la route, qui roulent l’un derrière l’autre…, et qui ne vous font perdre que quelques secondes au final.

Heureusement, ça ne nous arrive pas tous les jours !

Les joies du cycliste 1

1. Arriver en haut d’un col, heureux de la performance accomplie. Le début de la descente est en général également un pur bonheur : sentir le vélo accélérer tout seul, le vent sécher la sueur, profiter à fond du paysage.
2. Le regard amusé, surpris, voir ébahi des gens qu’on croise. Des sourires, des signes d’encouragement, des klaxonnements… Et mention spéciale aux chevaux qu’on fait tous planter (« mais qu’est-ce que c’est que ça ? »).
3. Doubler les automobilistes qui sont coincés dans les bouchons.
4. Trouver une super petite route tranquille ou une voie verte avec un enrobé parfait.
5. Se faire chouchouter en arrivant à l’étape : le combo douche-étirements-apéro-repas-dodo est simple mais efficace pour rendre heureux un cycliste après une longue journée.

La différenciation homme/femme : 1ère partie

Bonsoir à tous !

Comme je suis d’humeur un peu passionnée, il m’arrive de pousser des coups de gueule. Il se peut donc que cette rubrique s’étoffe au fur et à mesure, en fonction de mon humeur du moment.

Au menu de ce soir, je vous propose un de mes coups de gueule du moment : la différenciation homme-femme. Et j’ai tellement de choses à dire à ce sujet qu’il se peut que j’y revienne en plusieurs billets.

1ère cause d’énervement : non mesdames, on ne peut pas avoir le beurre, l’argent du beurre et le sourire du crémier

Les jeunes filles et jeunes femmes de ma génération ont grandi avec un modèle à deux têtes : d’un côté on nous parle de féminisme et d’égalité des droits des hommes et des femmes, d’un autre on nous parle encore du prince charmant et on nous offre des poupées pour Noël. Du coup, pour beaucoup, nous avons juste « naturellement » essayé de récupérer le meilleur des deux mondes. Et nous nous retrouvons à vouloir être reconnues professionnellement à l’égal des hommes tout en leur demandant de continuer à être galant et à faire le premier pas en amour. Nous sommes déterminées et voulons prendre nos décisions seules au travail ; nous demandons à notre compagnon de nous protéger, nous rassurer, nous cajoler une fois à la maison. Comment voulez-vous mesdemoiselles que ces messieurs y comprennent quelque chose? Qu’ils ne puissent pas, pour certains, être mal à l’aise avec les dualités de cette approche du féminisme?

Alors mesdemoiselles, mesdames, choisissez votre camp !

2ème cause d’énervement : être une femme n’est pas moins bien qu’être un homme

Homme en jupeMalgré (ou à cause ?) du féminisme, cette image reste ancrée au fond de beaucoup de gens. Les féministes ont demandé à ce que les femmes puissent faire la même chose que les hommes. Elles (et ils) ont en partie obtenu gain de cause mais au prix d’un comportement féminin qui se rapproche de plus en plus de celui des hommes (certaines femmes qui ont « réussi » professionnellement sont encore plus dures que leurs collègues masculins). Les femmes ont donc réussi à obtenir le droit de faire les mêmes tâches qu’un homme, mais elles n’ont pas réussi à faire reconnaître professionnellement des valeurs dites « féminines » (compréhension, entraide, émotivité) à l’égale des valeurs traditionnellement « masculines » (combativité, sens de l’honneur, impassibilité devant les épreuves).

Un autre état de fait est révélateur de cet état d’esprit : qui a demandé à ce que les hommes puissent faire la même chose que les femmes ? Qui a milité pour le port de la jupe pour les hommes (alors que pour des raisons anatomiques, je suis persuadée que ce serait plus confortable pour eux) ? Qui a manifesté pour que les hommes puissent avoir accès à des métiers comme la couture et le secrétariat ? Aujourd’hui il reste mal vu pour un homme d’avoir un comportement qui se rapproche un tant soit peu du comportement « normalisé » féminin. Et ce autant par les hommes que par les femmes. Un homme, par définition, ce n’est pas une femme. C’est ainsi qu’il se définit : je ne suis pas une tapette, je ne pleure pas. Et il a régulièrement besoin de le prouver : en rabaissant les femmes et surtout les homosexuels, en montrant qu’il est capable de se battre…

Il y a donc, à mon avis, encore beaucoup de chemin à faire. Et le féminisme devrait se transformer en un mouvement d' »anti-sexisme » : le droit pour chacun, quelque soit son sexe, d’avoir le comportement qu’il souhaite.

D’autres sujets liés au féminisme dans un prochain billet (soyez indulgents : avant de dire que j’oublie certains thèmes, attendez-le !) !